Bob Armstrong
INTRONISÉ EN 2012 - PILOTE / CONTRIBUTEUR IMPORTANT
Véritable compétiteur et gentleman du monde des courses automobiles canadiennes, feu Bob Armstrong a excellé dans une grande variété de catégories, des Formule Ford aux Triumph TR8 à moteur V8, et plus tard au volant d’une Nissan turbocompressée.
Si ses performances sur la piste sont exemplaires, c’est surtout son travail en coulisses qui a marqué le sport.
Les années de formation d’Armstrong ont été marquées par les courses de Formule 1 sur les circuits européens des années 1960, où il a côtoyé des légendes comme Dan Gurney, Graham Hill et Jim Clark. La course moto et l’endurance ont également influencé le jeune Armstrong.
Contrôleur aérien de profession, sa passion était la course automobile. En 1969, il est devenu commissaire de piste à Mosport (aujourd’hui Canadian Tire Motorsport Park) et, quatre ans plus tard, il a pu débuter sa carrière de pilote au volant d’une Corona soutenue par Toyota dans le Championnat canadien de voitures de série, terminant à une honorable troisième place dès sa première année.
In 1974 he bought and climbed into a Merlyn Formula Ford, and took well to the open-wheeled class, taking nine top-fives in his first year of competition. He then raced a Lola T-340 at this time while winning the Formula Ford championship in 1976. For the next two years he raced with his Crossle, a car that helped him with numerous victories and lap records, including a posting at Mosport that stood in the class for the next 20 years.
En 1974, il acquiert une Formule Ford Merlyn qu’il pilote. Il s’adapte rapidement à la catégorie monoplace, signant neuf top 5 dès sa première année de compétition. Il pilote ensuite une Lola T-340 et remporte le championnat de Formula Ford en 1976. Les deux années suivantes, il court avec sa Crossle, une voiture qui lui permet de remporter de nombreuses victoires et d’établir des records du tour, notamment à Mosport (aujourd’hui Canadian Tire Motorsport Park) un record qui restera inégalé dans la catégorie pendant les 20 années suivantes.
Armstrong revient à une monoplace en 1980, au volant d’une Triumph TR8 commanditée par l’écurie Sunoco CAM2 Motor Oil, qui comptait dans ses rangs des pilotes de renom tels que Scott Goodyear, John Buffum et Don Prudhomme. Malgré quelques problèmes de jeunesse avec la Triumph, fidèle à son style, il persévère et termine quatrième du championnat national CASC.
En 1990, Armstrong a assumé un rôle important en tant que directeur de la sécurité du circuit pour la participation du Canada aux activités de Formule 1, assurant la gestion de la sécurité de piste, des mesures d’urgence sur la piste. En 1997, il a été élu directeur et vice-président de l’Automobile Club de l’Île Notre-Dame, club organisateur délégué par la FIA du Grand Prix du Canada. Il y a mis à profit ses compétences en matière de coordination et de services sur le circuit, non seulement pour les courses de F1, mais aussi pour les populaires courses NASCAR qui se sont déroulées sur le circuit Gilles-Villeneuve de 2008 à 2012. Parallèlement à son travail en coulisses, Armstrong a continué à porter son casque de pilote, participant aux séries World Challenge Endurance, Firestone Firehawk et dans la série Honda Michelin à la fin des années 1980 et au début des années 1990, remportant des courses et quelques championnats. Il a poursuivi une saison complète de compétition jusqu’en 2005 avec sa Nissan de l’écurie Armstrong Motorsports, dominant la catégorie Touring GT.
En plus de ses activités sur les circuits, Armstrong était directeur au Temple de la renommée du sport motorisé canadien. Comme toujours, il s’investissait pleinement dans de nombreux projets, notamment en travaillant sans relâche au processus d’intronisation et à l’accueil des nouveaux membres.
Parmi les nombreux hommages rendus à Armstrong après son décès en avril dernier, le vice-président d’ASN-FIA Canada a résumé au mieux son apport :
« S’il existe une famille royale dans le sport automobile canadien, ce sont assurément les Armstrong. Chaque fin de semaine, il n’était pas rare de croiser Bob le père, Cindy la mère et Jennifer la fille sur un circuit, chacun à son poste : préparation de la piste, pilotage, officiel, formation, ou toute autre tâche nécessaire. Connaître Bob, c’était respecter son immense expérience, son savoir et sa générosité à le partager. Plus important encore, le connaître, c’était l’apprécier.
Le sport automobile canadien est meilleur grâce à Bob. »